Mon corps

Mon corps

Prendre le temps d’écouter son corps, de le comprendre et de l’honorer, un pas après l’autre.

Habiter son corps, pleinement

Notre corps est le lieu de toute notre vie. Il porte notre histoire, nos émotions, nos élans, nos fatigues, nos plaisirs, nos cicatrices. Il change, il se transforme, il traverse des saisons.

Et pourtant, beaucoup d’entre nous ont appris très tôt à s’en méfier, à le corriger, à le taire, à le comparer. À le regarder de l’extérieur plutôt qu’à l’habiter de l’intérieur.

Réhabiter son corps, c’est un chemin — parfois long, souvent précieux.


Un corps qui vous appartient

Votre corps n’appartient à personne d’autre qu’à vous. Ni à votre famille, ni à votre partenaire, ni au regard social, ni aux normes esthétiques, ni aux institutions médicales.

Cela veut dire que vous avez le droit :

  • de connaître votre corps : son anatomie, son fonctionnement, ses signaux
  • de décider de ce qui s’y passe : soins, examens, gestes médicaux, sexualité, maternité, transformations
  • de refuser ce que vous ne voulez pas, sans avoir à vous justifier
  • d’être informé·e avant tout acte, même bénin, même « habituel »
  • d’être écouté·e quand vous exprimez une douleur, une gêne, une intuition

Le consentement libre et éclairé n’est pas un luxe : c’est un droit fondamental, y compris — et surtout — dans le soin.


Sortir des normes corporelles

Nous vivons dans une société qui hiérarchise les corps : minces plutôt que gros, jeunes plutôt que vieux, valides plutôt que handicapés, blancs plutôt que racisés, cis plutôt que trans, lisses plutôt que marqués. Ces normes sont construites, apprises, et profondément injustes.

Tous les corps sont légitimes. Tous les corps méritent respect, soin, plaisir, tendresse.

Votre corps peut être :

  • gros, mince, entre les deux, changeant
  • jeune, vieillissant, marqué par le temps
  • handicapé, malade, chronique, fatigué
  • en transition, non conforme au genre assigné
  • porteur de cicatrices, de vergetures, de poils, de plis, de traces
  • différent aujourd’hui de ce qu’il était hier

Rien de tout cela ne réduit sa valeur. Rien de tout cela ne vous rend moins digne d’exister pleinement.


Réapprendre à s’écouter

Nos corps parlent — par la fatigue, la tension, la douleur, le désir, la faim, le plaisir, l’intuition. Mais on nous a souvent appris à ne pas les écouter : à tenir, à performer, à ignorer les signaux, à faire passer les besoins des autres avant les nôtres.

Se réapproprier son corps, c’est réapprendre une langue que l’on n’a peut-être jamais vraiment parlée :

  • reconnaître ce qui fait du bien, ce qui fait mal
  • distinguer ses vrais désirs des désirs qu’on nous a appris à avoir
  • accueillir les émotions comme des messagères, pas comme des ennemies
  • respecter ses limites, ses lenteurs, ses cycles

Ce n’est pas un exercice de plus à réussir. C’est un retour à soi, à son rythme.


Ce que vous trouverez ici

  • Des ressources fiables sur l’anatomie, la physiologie, les cycles, la santé
  • Des repères sur vos droits face au corps médical et institutionnel
  • Des outils pour reconnaître et nommer les violences (médicales, gynécologiques, obstétricales, sexuelles)
  • Un accompagnement dans les grandes transformations : puberté, grossesse, post-partum, maladie, ménopause, vieillissement, transition
  • Un espace pour poser des mots sur ce que vous vivez, sans jugement

Une conviction

Votre corps n’est pas un problème à résoudre, ni un projet à optimiser. C’est le lieu de votre vie, avec ses forces, ses fragilités et sa beauté propre.

Vous n’avez rien à prouver, rien à corriger, rien à mériter. Vous avez le droit d’exister tel·le que vous êtes, et d’être accompagné·e avec douceur dans ce que vous choisissez de vivre, de changer ou d’accueillir.


Votre corps est à vous. Vous êtes la première personne à en être experte. Nous sommes là pour vous soutenir, pas pour décider à votre place.