Maladie et handicap

Maladie et handicap

Prendre soin de soi, à son rythme, et trouver des repères doux pour avancer malgré la maladie ou le handicap.

Maladie & handicap

Deux places, une même humanité

La maladie et le handicap traversent nos vies, parfois brutalement, parfois lentement. On peut s’y retrouver soi-même, on peut aussi s’y retrouver aux côtés de quelqu’un qu’on aime.

Ces deux places — être malade, être aidant·e — sont différentes, mais elles se rejoignent dans une même exigence : être pleinement reconnu·e, avec ce qu’on vit, sans avoir à jouer un rôle.


S’accueillir soi, quand on est malade ou handicapé·e

Recevoir un diagnostic, vivre avec une maladie chronique, composer avec un handicap — visible ou invisible — bouleverse le rapport à soi, au corps, au temps, aux autres.

Il n’y a pas de bonne manière de le vivre. Pas de calendrier des émotions à respecter. Pas d’obligation d’être « fort·e », « inspirant·e » ou « positif·ve ».

Vous avez le droit :

  • de ressentir ce que vous ressentez — colère, tristesse, soulagement, ambivalence, fatigue, joie parfois — sans hiérarchie
  • de ne pas aller bien, sans devoir rassurer les autres
  • de prendre le temps d’apprivoiser ce qui change
  • de rester vous-même : votre maladie ou votre handicap ne vous définit pas entièrement
  • de choisir ce que vous partagez, avec qui, et quand
  • de refuser les injonctions au courage, à la performance ou au « combat »

S’accueillir, c’est aussi faire le deuil d’un corps ou d’une vie que l’on imaginait autrement, tout en découvrant que d’autres formes d’existence, d’énergie et de désir sont possibles. Ce chemin n’est ni linéaire, ni solitaire.


Se positionner en tant qu’aidant·e

Accompagner un·e proche malade ou en situation de handicap, c’est un engagement souvent silencieux, invisible, et pourtant immense. On devient aidant·e sans l’avoir choisi, par amour, par lien, par nécessité.

Cette place demande à être nommée et protégée.

Être aidant·e, c’est :

  • soutenir sans se substituer : respecter les choix, l’autonomie et les refus de la personne accompagnée, même quand on n’est pas d’accord
  • écouter sans réparer : parfois, il n’y a rien à résoudre, seulement à être là
  • reconnaître ses propres limites : l’épuisement des aidant·es est réel, et prendre soin de soi n’est pas trahir l’autre
  • demander de l’aide : relais, soutien psychologique, groupes de parole, droits sociaux
  • s’autoriser à vivre : sa propre vie, ses joies, ses fatigues, ses envies

Aider, ce n’est pas se sacrifier. C’est tenir dans la durée, ce qui suppose de ne pas s’oublier soi.


Ce que nous vous proposons

  • Des ressources fiables sur les maladies, les handicaps, les droits et les dispositifs existants
  • Des repères pour comprendre ce que vous vivez, que vous soyez concerné·e directement ou en tant que proche
  • Un accompagnement respectueux de vos rythmes, de vos choix et de vos silences
  • Des espaces de parole pour ne pas rester seul·e face à ce qui traverse votre vie

Une conviction

La maladie et le handicap ne sont pas des parenthèses à franchir, mais des expériences qui font pleinement partie de la vie. Elles interrogent nos sociétés sur leur capacité à accueillir la vulnérabilité, l’interdépendance et la diversité des corps et des existences.

Nous croyons qu’il est possible de vivre — et d’accompagner — avec dignité, lucidité et douceur.


Que vous soyez malade, en situation de handicap, aidant·e, ou les trois à la fois : votre expérience compte, et vous êtes bienvenu·e ici.